Mario SALIS " Intuitions " pour orchestre

Donnée en écoute à l'Arsenal de Metz le 8 juin 1993 par l'Orchestre Philarmonique de Lorriane dans le cadre de jeunes compositeur de la classe de Claude Lefevbre
On a pu remarquer une riche palette sonore d'accords complexes, de cellules rythmiques répétées, de traits bruts ( comme Picasson en peinture )
de contrastes sur quatre mouvements, où l'on sent ici et là l'influence de Messiaen, de Milhaud et la rythmique tranchée d'un Bartok.
Voilà la moisson glanée en un an par le C.E.C.M. qui persiste à développer ce crenau spécifique de formation de jeunes compositeurs en Lorraine
dans une perspective de régionalisation culturelle conforme à l'esprit communautaire européen
( cfr : G.M - Républicain Lorrain 12 06 1993 )

Cyber Mario


Télérama 1999

Avant, il poussait la sérénade dans la rue. Désormais, il conçoit des sites artistiques pour ses amis artistes, CharlElie, J.P. Capdevielle, Maeght. Et y glisse ses poèmes numériques.
« Construire un immeuble, composer une symphonie ou créer un site ouebbe, c’est la même chose : on invente des jeux de résonance,
des mélodies, des couleurs de timbre, on trace des liens, des chemins à suivre, des correspondances émotives, on organise des espaces. »
Quand, Mario Salis, chanteur, poète compositeur, raconte sa vie, fait constamment référence à l’architecture,
la poésie et à la musique. Le Corbusier et Pierre Boulez, les incontournables Renzo Piano le «  subversif », Léonard Cohen, Thomas Dylan, un de ses poètes préférés.
Mario Salis, né à Rome et commence comme chanteur de rue sur la Piazza Navona.
C’est l’époque des Brigades rouges et de la contestation : sa voix est mal assurée mais pas ses convictions.
«  Qu’est-ce que tu fous là, coglione ?! » Lui dit un passant.
Peu importe ; «  J’avais des choses à raconter, à chercher, des questions qui brûlaient mon âme et je les chantais ! »
Aujourd’hui, pour expliquer ses exprériences mulmédia, Mario ne dit pas autre chose : «  Ce n’est pas grave de mal faire : l’important est d’essayer de le faire »

Donc il chante, et Luigi Comencini, passant par là, retient une de ses chansons pour le film Le grand embouteillage. »
Pendant dix ans j’ai touché des droits d’auteurs, ça m’a bien aidé »
Bientôt il part sur les routes, France, Angleterre, Espagne, Hollande, Allemagne pour s’arrêter au début des années ‘80 à Metz,
ou il travaille sur la musique populaire sarde pour une maîtrise en musicologie et suit des études de musique contemporaineavec le compositeur Claude Lefevbre
avant d’enseigner en collège et donner des mini concerts dans les restaurants de la ville.

Il découvre l’informatique par la musique assistée par ordinateur, fait connaissance avec les logiciles Pro 24, Photoshop...
arrive tout doucement au multimédia par le CD-Rom. Un titre sur la Gare de Metz, un autre sur Venise puis surtout un troisième en Vrml avec CharlElie Couture.
« En 1993, j’ai inspiré et créer avec la Mcl de Metz un colloque sur l’art et le multimédia.
Je connaissait l’écletisme de CharlElie, j’avais adoré son clip tourné en Australie où il marche le long d’une voie ferrée. Je me suis dit : «  Voilà le Woody Guthrie français !
Je ne l’avais jamais rencontré, je lui ai envoyé un fax pour l’inviter à Metz pour découvrir mon centre multimédia et quelques jours plus tard il me confirmait sa venue ! »
Entre eux le courant passe : ils décident de faire un bout de route ensemble.
Avec un logiciel Vrml, il créent une galerie virtuelle en 3D, Paper works, ou CharlElie expose ses photos, ses peintures, ses dessins, ses poèmes.
Aujourd’hui, ce CD-Rom a mal vielli, mais à l’époque il permet à Mario et CharlElie
de comprendre que c’est vers l’internet qu’ils doivent faire migrer leur travail. Au même moment, Mario devient le directeur d’Interact’, petite société de création de sites internet de Metz.
«  La tête dans les nuages et les pieds sur terre », aime dire celui qui crée sans perdre de vue les contraintes économiques, même s’il se sent «  architecte de l’immatériel ».
Les deux artistes découvrent que les supports multimédia donnent une autre force à leurs œuvres parce qu’elles sont réliées, exposées ensemble :
Internet leur permet de s’exprimer de manière plus directe avec le public en supprimant les intermédiaires,
explique Mario qui est devenu l’accoucheur des intuitions des Charlelie, son stylo technique.
La musique est immatérielle, les mots aussi : avec le numérique, qui dématérialise les œuvres,
le musicien et le poète son dans leur monde, explique Mario. Notes, mots ou bits informatiques dansent dans le monde invisible.
L’immatériel annonce la renaissance des gens de l’esprit, les musiciens, les poètes, les mathématiciens. Le peintre,
lui, a du mal à se détacher de la matière, de la toile, de la peinture…
C’est justement pour confronter le peintre à la représentation numérique qu’il crée Strada 56, une galerie virtuelle
dont le nom fait à la fois référence à la Strada de Fellini, à la route 66, à Kerouac et à l’année de naissance de CharlElie et Mario 1956.
Mario Salis sait écouter les autres, il se livre avec tant de chaleur qu’il en oublie de toucher à son assiette, il raconte, il parle avec des gestes amples mais sans jamais brasser du vent .
Il explique ses idées non pour convaincre mais pour transmettre.
«  Pendant vingt ans je me suis cherché, maintenant je me suis trouvé. La musique sous toutes ses formes merveilleuses m’a tenu debout.
Mario navigue sur le web comme le faisaient les Marco Polo, les Vasco de Gama, qui partaient à la découverte d’autres mondes inexplorés pour en ramener des richesses.
Nous ne sommes pas des conquérants mais nous devons savoir partir puis revenir et partager nos expériences.

Mario le multiste



Mario Salis a été chanteur de rue à Rome, pionnier du multimédia en France, créateur de festivals et compositeur.
Il sera en concert le 19 novembre au CCAM de Vandoeuvre, dans le cadre du festival Vand’influences.

Un écorché vif au service de l’humain et de la musique du monde.
Il fait partie de ces hommes avec qui échanger est un plaisir. Mario Salis a un parcours artistique et une vie bien remplie, et lorsque l’on dévoile avant la première question
qu’on avait prévu de lui poser, le terme d’entretien semble bien froid.
Avec l’énergie de la conviction des passionnés, Mario salis se confie sur sa vie, son art, ses amitiés, mais surtout sur les valeurs qui lui tiennent à cœur.
«  L’art, c’est être digne et intègre, sincère. L’art se suffit à lui-même, on a pas besoin de reconnaissance, car réussir à se trouver et à maîtriser le moment, c’est ça le succès »
Autodidacte, libéré des contraintes des maisons de disques et des agents, il offre ses 40 albums gratuitement sur son site ( mariosalis.fr ), lui qui peut composer trois chansons dans la même journée.
«  Je casse un peu le système en faisant ça. Je cherche à toucher des gens, pas à vendre. »
A 20 ans, il offrait déjà plusieurs chansons par jour au public venu l’écouter Piazza Navona à Rome, sa ville d’origine.
Un lien fort entre la poésie et la rue qu’il mettait encore en pratique l’hiver dernier, rue Taison à Metz. Il y déclamait des poèmes par les fenêtres
d’un appartement aux côtés de son ami Fernando Arrabal, écrivain et cinéaste, fondateur du mouvement Panique avec Alejandro Jodorowsky et Roland Topor.
Des artistes multiples comme lui, des « multistes » d’après un néologisme de son cru.

« L’important, ce n’est pas d’être une star. Quand on cherche à séduire avant tout, on dénature les choses. C’est vraie en politique,
en amour, en art. L’essentiel, c’est d’avoir quelque chose à dire. L’artiste peut rendre les gens hereux, mais doit aussi éveiller les esprit, exprimer une révolte. »
Le mot «  engagé » ne lui convient pas : «  C’est un terme qui évoque la rage, alors que moi je suis quelqu’un de serein.»
Arrivé en France au début des années 80, ce géomètre de formation entre au Conservatoire de Metz après une maîtrise
en ethno musicologie sur la musique populaire sarde ( CNRS de Peris sous les ailes de Pierre Sallée & Bernard Lortat-Jacob ).

Il devient l’élève du compositeur-ami Claude Lefebvre, lui même ancien disciple de Darius Milhaud.
«  Claude c’est un poète des sons avec un talent fou. Il m’a poussé à écrire la musique sans se soucier des modes.
J’ai écrit des opéras post-modernes, des compositions pour musique de chambre et dirigé un orchestre symphonique...
Ça a été une période de formation pour moi extraordinaire et grâce au Festival de Musique Contemporaines de Claude
j’ai pu assister à des des master class avec Olivier Messiaen, Pierre Boulez, Luciano Berio, Gyorgi Ligeti...une myriade de magnifiques découvertes.

Il affirme désormais en avoir fini avec la peur de ne pas pouvoir tout apprendre et revenir depuis quelques années à la simplicité.
Il aime détourner le système tonal en lui ajoutant des couches contemporaines.
Il a créer 5 opéras, plusieurs œuvres symphoniques et plus de 500 chansons, sorte de poésies mises en musique.

Lorsqu’il rencontre le chanteur et peintre CharlElie Couture.
«  Ça a été une expérience enrichissante, en tout cas ça m’a conforté dans le fait que je ne suis pas un homme d’affaires. Courir après les factures, c’est un cancer qui tue la créativité. »
En 1994, il enseigne la Musique Assistée par Ordinateur au Centre Musical et Créatif de Nancy et crée un des premiers Centres Multimédias à la MCL de Metz.
Il continue à créer des poésies numériques, le manifeste Ars Multimédia et plus tard ses trois festivals Norapolis, Teranova et Nomadia.
«  Avec Norapolis, on recherchait les formes poétiques dans les nouvelles technologies. Nora est une ville sarde
à côté de Cagliari. Elle est immergée, il faut plonger pour la découvrir. C’est ce voyage qu’on a proposé pour explorer les mondes interactifs »

Citoyen du monde , ses voyages ont aussi été une grande source d’inspiration. Ses chansons sont parfois des hommages à des hommes et des femmes.
Il parcourt la Méditerranée, se passionne pour la poésie arabe, découvre Israël, rend hommage à travers ses chansons au poète juif Naïm Araydi,
à Vittorio Arrigoni, journaliste italien assassiné par les salafistes à Gaza en 2010.
Il enseigne la musique dans plusieurs collèges de Lorraine et compose des œuvres de musique contemporaine.
Les œuvres de Mario Salis sont des hymnes à l’amour, à l’amitié, à la rébellion contre tous les systèmes autocrates,
et donne à l’Homme les outils pour découvrir ses propres richesses.
Lui qui ne reconnaît les grands qu’à travers leur humilité et leur sincérité en est assurément un.


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Le poète bénit, ambassadeur de la culture lorraine à Rome.


Palais Farnese et la Villa Medicis.
Catherine Pilet interview à Mario SALIS

Pourquoi amèner Teranova à Rome ? 
«  En Lorraine il y a une alchimie culturelle naturelle.
C’est une terre de frontière où l’on regarde simplement vers l’autre.
Teranova est le fruit de cette alchimie.
Mon idée est de mettre en écoute des poètes connus et d’autres mois connus.
De leur donner la parole et écouter leurs poésies dans les lieux préstigieux de Rome » 

Aujourd’hui vous êtes à l’ambassade de France au Palais Farnese, puis à la Villa Medicis avec les poètes de Teranova.
Est-ce que vous êtes une sorte d’ambassadeur de la culture Lorraine à Rome ?
« Je prends ce rôle d’ambassadeur de la Lorraine très à cœur d’autant plus que c’est ma ville et nous ne sommes pas très loin de la Place Navona.
C’est un grand honneur pour moi ! »

Enfin, recréer cette autoroute culturelle entre la Lorraine et Rome,
initiée par les carolingiens du temps de l’Austrasie
est une priorité pour Mario le poète bénit, le poète romain,
qui accompagné par d’artistes français dont Patrice Leconte,
mène ses pas sur les pavé du Palais Farnese et la Villa Medicis.



Super Mario



Mario SALIS, a été chanteur de rue, aujourd’hui compositeur.
Le romain/messin a aussi mis en musique trois festivals Norapolis, Nomadia et Teranova, le festival de performances poétiques.
Mario SALIS est neé le 26 mars 1956 à Rome
Il apprend à jouer de la guitare tout seul et devient chanteur de rue à Rome, sa ville natale.
Il devient géomètre en 1980 avant de suivre Mara, sa future femme, à Metz.
Il passe une maîtrise sur la musique populaire sarde au CENR de Paris avec Pierre Sallée et Bernand Lortat-Jacob et enseigne ensuite pendat 4 ans.
Après la création du Centre multim édia del la MCL de Metz en 1990, il collabora avec CharlElie six ans plus tartd.
En 2002 il lance Norapolis et Teranova.
En 2004 il compose son opéra «  La légende d’ Horus » représenté à la Salle de l’Arsenal de Metz
En 2005 son troisième festival, Nomadia, dédié aux musique du monde et au commerce équitable.
  Il a commencé par arpenter les rues de Rome : «  J’ai été chanteur sur la Place Navona avec ma guitare «  confirme-t il de sa voix chaude et rocailleuse.
Mario Salis emprunte désormais aussi les autoroutes de l’information. Mais sa six cordes ne l’a pas quitté pour autant. Depuis plus de vingt-ans, le plus transalpin des créateurs messins, défriches tous les nouveaux territoires ( études de musique contemporaine, expérimentations de spectacles multimédia…) sans jamais rien renier des ses modèles.
Il ne passe pas une journée sans qualques mesures de Bob Dylan, Paolo Conte ou Léonard Cohen. «  Ce que j’écoute en ce moment ? Igor Stravinsky, Olivier Messiaen » Tradition et modernité. Mario Salis décloisonne et fait rimer les nouveautés technologies avec toutes les formes d’art.
«  Je crois d’abord à la liberté de parole et d’expression. J’y suis très attaché, surtout quand je vois la manière dont Berlusconi gouverne mon pays ! »
Mario Salis, pas encore cinquante ans, a commencé par pousser la sérénade dans son enfance : «  Je suis un autodidacte, j’ai appris la guitare tous seul »
Mara, qui va devenir sa femme, succombes à ses mélodies : « C’était en 1978, elle fasait du tourisme à Rome et je l’ai suivie à Metz » Un an plus tard il devient géomètre et décroche en 1984 une maîtrise en Musicologie.
Il enseigne pendant quatre ans et rejoint la Maison de la Culture de Metz sous les ailes de Raymond Banas, ou il crée en 1990 un des premiers centres multimédias. Avec ses équipes, il compose plusieurs CD Rom, la Gare de Metz, l’église Saint Pierre aux Nonnains, Venise, puis une galerie virtuelle en Vrml avec CharlElie Couture. ( Paper works )
Le duo lance en 1996 le site charlelie.com fruit d’une étroite et fructueuse collaboration entre les deux artistes. En 2002 mario crée Norapolis ; «  Je voulais faire passer des émotions avec des machines et dépasser le coté froid des interfaces dites électroniques. Montrer l’apport des nouvelles technologies, expérimenter la dimension imaginaire du multimédia »
Quelques mois plus tard, en novembre, il décide avec Teranova, de mettre la poésie à la portée du plus grand nombre : «  J’aime la poésie, j’aime les mots. Être artiste c’est transmettre. »
Une fois de plus le guitariste jous les chefs d’orchestre avec enthousiasme ; «  La Lorraine est une terre de métissages et de richesses multiples. » Pour cette troisième édition de Teranova, «  Super Mario » à ainsi composé une symphonie poétique en plusieurs mouvements. « J’ai voulu jouer sur la Beat generation qui a précédé toute la vague hippies. Tous les artistes qui l’ont portée sont morts mais leurs idées sont encore bien vivantes »
La semaine sera poétique ! Écrivains, conteurs, chanteurs, performeurs, rappeurs, slameurs et compositeurs seront sur scène avec leurs revendications.
Teranova, festival de performances poétiques jusqu’au 26 novembre en Lorraine.
Paul-Marie PERNET

Gloria GAETANO su Mario SALIS

Mario è un grande musicista che riesce a creare, attraverso rotture di ritmi e anafore, una magia compositiva che affascina gli ascoltatori, con la vasta gamma delle aperture armoniche, delle dissonanze, dei ritmi quasi ossessivi, che si esprimono anche nelle ruvidezze di voce.
I ritmi che si rompono diventano melodiosi improvvisamente, aprendo spazi di sogno, nella dura realtà e nell’enfasi polemica che Mario riversa contro la politica della truffa e della sopraffazione.
Tutto avviene in una giostra di immagini, in brani da funambolo, che sembrano solo apparentemente nascere di colpo, ma in realtà poggiano sulla sua solida base di formazione e memoria di tutte le sperimentazioni e curiosità culturali che lo animano.
Non è mai citazione colta, ma lo spunto di un verso, che parte da un ricordo, da una sollecitazione immediata, per intessere la sua improvvisazione di parole antiche e nuove e di suoni che si prolungano nell’infinito spazio-temporale.

A poco a poco prende forma una vocalità bassa, una risonanza profonda, roca; una voce graffiante che userà poi sempre.
Quasi tutte le sue canzoni sono segnate da una presenza armonica, con mille invenzioni sparse qua e là, che arricchiscono ogni giorno la sua espressione, fatta di assonanze poetiche, dissonanze e incroci verbali.
Il prima e dopo, in questa produzione, sono tenuti armoniosamente insieme da un filo conduttore organico e unitario, da un intimo valore di continuità, che è dato dalla sua Weltanschaung legata a un pensiero libero, anarchico, di nomadismo culturale, intessuto di letture solide, di competenze musicali, di conoscenze multiformi di vita ,di popoli. Ma al di là di questo, il suo dichiararsi contadino del cielo, ci avverte di una sua semplicità di fondo, come conquista di chi sa che tutto è lavoro, ma anche di chi ha attraversato un rischio nell’ancoraggio alla vita.

In tutte le sue manifestazioni è sempre uno straordinario operatore culturale metamorfosico, che spazia in varie strutture pubbliche, con varie esperienze musicali, sia a Metz che nella sua terra d’origine,l’Italia, capace di effettuare variazioni improvvise, cambiamenti di impostazioni, virate immediate-
In realtà si definisce un contadino del cielo, per il suo infaticabile lavoro di musica e parole, per il suo perenne viaggiare nel profondo sé, ma anche per un profondo interesse al sentire degli altri:
‘Attimo dopo attimo l'ascoltatore scoprirà i miei pensieri le mie convinzioni e potrà allora farsi un'idea ben precisa del mio " dire " del mio " essere".

In fondo mi considero un contadino del cielo. Ho seminato nei campi della poesia, mi sono lasciato trasportare dalle farfalle e seguire il vento ti porta ad andare aldilà della collina dell'inconscio e forse è proprio un viaggio interiore che ho sviluppato”. Questa testimonianza del suo vissuto fin qui, oggi, può dare un filo alla vastità dei suoi temi, alla profondità del suo animo, perché ha attraversato il buio, le lunghe e vaste solitudini le latitudini, menestrello di strada, di viaggio, nomade, coi segni della musica e dell'arte nel sangue, che intuisce e legge nel profondo della sua umanità e di quella altrui.

Difficile da definire, da nominare, come ogni creatività assoluta ,che nasce dall'io, dalla memoria, dalle ferite del vissuto, ci donerà molto altro di sé, perché il suo immaginario scorre come vastità d'acque per donarsi agli altri.
E si può concedere anche l’ampiezza di una risata, di un distacco, di un sense of humour, che solo chi ha attraversato le tenebre sa fare conservando tutto il suo pathos.

Gloria GAETANO


La raffinata musica di Salis

Il «  caffé letterario «  è un locale polivalente di Roma, un luogo dove intrattattenimento e cultura trovano un comune denominatore.
Ricettacolo di fermenti artistici ( una volta si sarebbero detti alternativi ) questo posto è adatto a chi vuole « ingannare il tempo » utilmente.
Si possono degustare coktails e musica, un binomio che permea uno spazio artistico dalla dignità letteraria di un salotto parigino del novecento.
La scorsa domenica si è esibito un musicista raffinato, un canta poeta che ricorda i troubadours del Medioevo : Mario Salis.
E’ un menestrello contemporaneo e le sue canzoni sono
influenzate in parte da Paolo Conte, Fabrizio De André.
Una voce calda che incanta il pubblico presente. Una signora in la’ con gli anni sembra aver ritrovato l’entusiasmo giovanile e si lascia andare a vere e prprie isterie le stesse che colpiscono i teenagers durante i concerti, una malattia contagiosa da cui non si salva nessuno.
Anche noi siamo stati in qualche modo colti d questa «  patologia luminosa » tra doddasi in vero « tifo » che mal si concilia con chi in giacca e cravatta tenta di aveere un contegno ritenuto. Ma è solo il fondotinta di chi fa finta di essere serio ma in effetti non lo è.
Sono ovviamente parole parole ironiche e scanzonate le nostre, un modo per tentare di trascrivere le sensazioni straordinariamente belle che questo concerto ci ha trasmesso. Un caleidoscopio do sonorità che attraverso armonica a bocca, chitarra e contrabasso il Salis riesce a creare momenti di rara suggestione capaci di catturare lo spettatore senza concedergli distrazioni di sorta.
Prima di questo magnifico concerto, un giovane attore ha letto alcune poesie tratte dal libro Opera mundi sempre del Salis. Una raccolta che si avvale di una perspicace prefazione di Fernando Arrabal.
Diciamocelo ! Il mondo del Salis, indipendentemente dallo specifico in cui esprime la sua «  parola » è probabilmente figlio di un pazssato travagliato, quasi profetico, figlio di frequentazioni eccellenti !
Proprio per questo il suo futuro sembra segnato, poiché in Italia esaltiamo i mediocri ed ignoriamo le persone innovative e geniali come il Salis.
2007 AV in Roma ACC. ST.

Mario SALIS, un artista d’avanguardia


Luciano Segafreddo

Il Messaggero di Bruxelles ha intervistato il multista compositore, Mario Salis, un dinamico italo-francese protagonista della nuova rivoluzione multimediale che sta caratterizando questo storico secolo.
Mario Salis è laureato in Musicologia nel CNRS di Parigi, ha conseguito una medaglia d’oro in musica da camera al conservatorio di Metz ed ottenuto per cinque volte il premio del miglior testo al Festival della Canzone italiana di Liègi in Belgio.
Parigi 2001

Mario Salis è nato a Roma nel marzo del 1956 ma risiede da 20 anni a Metz in Francia dove dirige, dal 1992, il centro multimediale della MCL di Metz.
Nel 1995, in occasione di un convegno multimediale organizzato sotto il patrocinio del Ministero della Cultura francese, dalla Regione Lorena e la città di Metz,
Mario ha presentato un «  manifesto  » che preannunciava le tappe della rivoluzione dei sistemi di linguaggio della comunicazione tra i popoli e cittadini di ogni continente.
Questo manifesto nominato «  Ars multimedia » unisce, ( come nel Rinascimento il quadrivium, matematica, chimica, musica e filosofia )
il mondo della cultura e della scienza.

LS : Salis, quali sono le caratteristiche e le prospettive del multimedia ?
MS : «  Il linguaggio multimediale è basato sull’interattivita’, che crea un legame tra la musica, la poesia, ed ogni forma di espressione artistica come le immagini pittoriche o in movimento .
E’ un legame tra arte scienza gia’ intuito dai grandi artisti del Rinascimento ed oggi offerto a quanti vogliono creare nuove forme di espressioni artistiche o altro.

Troveremo il multimedia ovunque, in macchina, al lavoro, a casa in cucina, in bagno, in salotto e ogni telefono diventera’ un computer super potente.
Non tutto sara’ rose e fiori e bisognera’ anche prevenire gli abusi che alcuni faranno a discapito del bene altrui.
L’avvento dell’informazione immediata ci rendera’ piu’ perspicaci ma anche piu’ cinici e spietati.
Credo che scopriremo nuove forme di odio e tanta meschinita’.
Una cosa è certa avremo una migliore distribuzione della conoscenza e del sapere,
per alcuni sara’ anche troppa, per i creatori invece potrebbe diventare una prateria dove trovare ed espandere una linfa vitale. »



Dal blog di Lara aversano su Mario Salis

Quando scopri Mario Salis, ascolti le sue canzoni, le sue parole, il cuore ti si riempe all'istante, è inevitabile.
I suoi versi sono amore per la poesia, per la vita e per la musica, con tutto ciò che questo comporta, sofferenze e gioie.
E' nato a Roma nel 1956 e dopo aver girovagato mezza Europa partendo da Piazza Navona dove ha assorbito tutte le arti della strada, si trasferisce a Metz in Francia e lì intraprende gli studi di etnomusicologia e gli studi di compositori classici e contemporanei.
A fine conservatorio e ottenuta la laurea in etnomusicologia e una medaglia d'oro in musica da camera, estende la sua ricerca musicale alle sonorità contemporanee e compone molteplici opere per orchestra sinfonica. Appassionandosi alla composizione per orchestra si immerge nelle opere di Olivier Messaien, Igor Stravinsky, Richard Wagner, Bele Bartok, Stockausen, Varese, Luigi Nono, Luciano Berio e altri... 

  I suoi anni di ricerche e studi lo portano poi ad essere uno degli artefici del multimedia in Francia e crea a Metz il primo centro multimediale e il Festival Norapolis.
Si consacra alla poesia creando il Festival Teranova che gli permette di conoscere e collaborare con poeti ed artisti quali Lawrence Ferlinghetti, Edoardo Sanguineti, Patrice Leconte e Fernando Arrabal, con il quale realizzerà poi "Opera mundi". I suoi brani sono una miscela tra sonorità tipicamente francesi e un folk americano che ricorda Woody Guthrie, Bob Dylan, Leonard Cohen...
il tutto riadattato da Salis con uno stile inconfondibile dove la world music convive con influenze innovative. Si descrive come "un contadino del cielo" e afferma "Il mio paese è l'universo, la mia terra è il cielo, il mio cielo è il mare, il mare infinito della coscienza".
Nel 2004 partecipa ad importanti festival di poesia in Italia, Francia, Israele, Germania, Lussemburgo, Romania. E' un artista impegnato e schivo, ma ha partecipato comunque come ospite ad alcune trasmissioni su Rai International, Rai 1, Rai 2 e Radio Alternative (sia in Italia che in Francia). 
Grazie a Raffaella Bonfiglioli conosce Gabriele La Porta, scrittore e giornalista italiano (tra le sue pubblicazioni si ricordano "Il nolese di ghiaccio" edito Bompiani o il più recente "Dizionario dell'inconscio e della magia" pubblicato per l'editrice Sperling & Kupfer) che si innamora delle sue liriche musicali e della sua eccezionale ed originalissima voce "francese" (ascoltandolo comprenderete il perché di questo aggettivo). Attualmente Mario Salis ha pubblicato nove album caratterizzati dal richiamo alla dignità dell'essere umano, di chi con orrore è definito "diverso" per un motivo o per l'altro e da una multicolore produzione sul senso della vita e l'impegno reale nel sociale. Ci sarebbero talmente tante cose da dire su Mario Salis che probabilmente non basterebbe una pagina del blog e vi invito ad approfondire, ne vale la pena davvero. Potete trovare il resto delle sue informazioni biografiche cercandolo su fb. 
Gloria Gaetano, napoletana d.o.c.g. (laureata in letteratura italiana, assistente di Salvatore Battaglia, filologo e italianista di fama internazionale; collabora con lui e pubblica sulla rivista "Filologia e Letteratura". Partecipa alla compilazione del Grande Dizionario della Lingua Italiana dell'UTET, fino alla morte di Battaglia. Tra le pubblicazioni: "Realismo e umorismo nella narrativa pirandelliana" in "Filologia e Letteratura" edito Liguori, "La parola come suggestione" tramite Zanichelli... Attualmente svolge un lavoro di editing e ha due blog) dice di Salis:
   
"Mario è un grande musicista che riesce a creare, attraverso rotture di ritmi e anafore, una magia compositiva che affascina gli ascoltatori, con la vasta gamma delle aperture armoniche, delle dissonanze, dei ritmi quasi ossessivi, che si esprimono anche nelle ruvidezze di voce...
Tutto avviene in una giostra di immagini, in brani da funambolo, che sembrano solo apparentemente nascere di colpo, ma in realtà poggiano sulla sua solida base di formazione e memoria di tutte le sperimentazioni e curiosità culturali che lo animano.
Non è mai citazione colta, ma lo spunto di un verso, che parte da un ricordo, da una sollecitazione immediata, per intessere la sua improvvisazione di parole antiche e nuove e di suoni che si prolungano nell’infinito spazio - temporale. [...]".
Prefazione di Fernando Arrabal al libro di poesie di Mario SALIS " OPERA MUNDI " ED. Ars multimedia 2009
n.b. Fernando Arrabal è un regista, drammaturgo e scrittore spagnolo. Considerato uno degli autori più importanti e completi del XX secolo, Arrabal è spesso visto come l'incarnazione dell'arte contemporanea; è infatti l'unico ad aver collaborato con tutte quelle che sono le tre icone dell'arte contemporanea: André Breton per il Surrealismo; Tristan Tzara per il Dadaismo e Andy Warhol per la Pop art. Le sue opere teatrali sono tra le più rappresentate al mondo. Si tratta di un teatro che porta spesso all'estremo le tematiche del realismo, dell'assurdità dell'esistenza, della patafisica e dell'impegno civile e politico.
“Mario Salis, che vibra in tutto il suo esssere per la musica, non poteva che evocare la passione e l’essenza stessa della poesia, talmente queste due arti sono legate insieme.
  Lo stesso Orfeo attirava a lui le bestie selvaggie grazie al suono della sua lira.
Infine, bisogna sapersi abbandonare, lasciarsi andare  « per abbracciare le parole, per toccare per un momento quello che pochi uomini percepiscono ».
La razza dei dominanti, dei vincitori, dei winners non capisce nulla.
La quinta essenza di questo mondo gli sfugge. 
La poesia è un fulmine. Il poeta un ladro di fuoco.
Mario Salis lo sa meglio di chiunque altro, che aspira ad essere questo Prometeo.” Fernando Arrabal Teràn
  - Mario... Mario Salis... sono onorata di aver incrociato il tuo cammino, mi ritengo davvero fortunata d'averti scoperto. Cominciamo... A cosa ti stai dedicando in questo momento...
? "Preparo i concerti di settembre a Roma, dove suonero’ con Alessandro Russo. Alessandro lo conobbi a Radio Onda Rossa dove cantavo le mie prime canzoni; lui chiamo’ la radio e da lì è nata una grande amicizia. Qualche giorno dopo eravamo a Piazza Navona, lui con la sua chiatarra e il suo violino, e restavamo a volte sino alle cinque di mattina e ricordo che una volta suonammo un concerto per i piccioni. Eravamo due angeli pieni di note e in qualche modo già visionari. Oggi lui è un grandissimo virtuoso jazz swing e sarà meraviglioso cantarci nel quartiere dove ho passato la mia adolescenza, San Giovanni in Laterano."
  - Sei un grande poeta... dammi la tua visione di "Parola" ...
  "Cio’ che esce dalla tua bocca è il frutto del tuo travaglio interiore. La parola è sacra, una persona si riconosce da quello che scrive…poi l’uomo si realizza se tiene promessa a cio’ che ha espresso. Ho sempre coltivato "il senso" anche poetico della "parola".
  Quali sono le tue ispirazioni più dirette, musicalmente e poeticamente?
  "In primis la vita stessa, i dolori, le incomprensioni... questi sono i miei più accaniti "ispiratori". Mi sono sempre piaciuti quei poeti che ti permettono di "vederti dentro" e tra costoro, Thomas Dylan, in un certo modo, Boris Vian sopratutto per le sue visioni sociali, Woody Guthrie, Bob Dylan... Vivo a Metz dov' è nato Verlaine, a 100 km da dove è nato Arthur Rimbaud, Charleville Mezieres; musicalmente ho un amore spudorato per Leonard Cohen, Fabrizio De Andrè, Francesco De Gregori... Gli studi di musica detta classica e contemporanea mi hanno avvicinato a compositori come Stravinsky, Ravel, Puccini, Bela Bartok, grandissimo etnomusicologo, sino ad arrivare allo stimato Olivier Messiaen.
  Come già detto la tua formazione musicale si ispira alla musica classica come anche alla contemporanea... Che musica ti piace ascoltare ora?
  "Semplice, sono in un periodo dove tolgo invece di aggiungere… un semplice accordo di chitarra mi fa volare. Da un anno a questa parte ho scritto molte canzoni ed ho ascoltato poco….devo dire che ho ascoltato per trent' anni … ed ora ascolto il mio cuore. In verità sono un appassionato di world music ... ed ogni tanto mi scopro ad ascoltare la musica del mondo." 
  Ci sono dei musicisti italiani della scena attuale che ami particolarmente? e non parlo solo della "vecchia scuola" ma anche dei più giovani....
  "Un gruppo che trovo particolarmente ispirato sono i REIN. Senza enfasi strutturano ballate che assomigliano a treni che scorrono nelle pianure dell’immaginazione fertile."
  Chi è responsabile secondo te delle difficoltà che hanno gli artisti di emergere in Italia (musicisti, pittori, scrittori, poeti, tutti gli artisti insomma)?
  "Quando in un campo si semina solo zizzania è difficile veder crescere fiori... eppure la natura si rivolta contro coloro che vorrebbero annientarla. Nel mondo artistico spesso si rincorre un facile successo e poi si incontra solo "delusione". L’artista non ha bisogno di un appoggio esterno per esprimersi. I frutti degli alberi per crescere hanno bisogno di poco... un po d’acqua e di tanto Sole. Penso che molti artisti sono delusi perchè si aspettano una riconoscenza, un qualcosa di palpabile per soddisfare il loro ego ... secondo me invece l’artista è già lui stesso un successo…chi è capace di emozionarsi ed emozionare ha già il successo... in verità il vero artista non ha bisogno della riconoscenza ... ne della fama...il vero artista ha solo bisogno di mezzi spirituali e materiali per espirmere la sua arte."
  Qual'è la cosa più bella della vita per te... ?
  "Essere di aiuto a chi passa un momentaccio."
  Come nascono generalmente i tuoi versi? ovviamente sia nelle canzoni che nelle composizioni poetiche "extra musica" - che poi dire extra musica nemmeno va bene visto che anche la poesia è musica... anche su questo dimmi qualcosa... i suoni delle parole, il gusto delle parole....
  "Nascono da uno spunto, per quanto concerne la musica a volte una semplice formula ritmica apre le sue porte all’autostrada da percorrerre e allora accendo il motore e mi incammino, anzi.. seguo il vento e la melodia porta con se il controcanto mentre i falegnami del cuore costruiscono un armonia solida, vera impalcatura su cui posare l’edificio di una canzone.
  Per quanto riguarda il testo direi che è la stessa cosa: mi accorgo che ho diverse tematiche che mi attraggono... l’amore universale, le problematiche umane e sociali, gli abusi ottusi, le malformazioni di coloro che pretendono amministrare il divino, la semplicità dei puri di cuore… In fondo sono nel mio scrivere "banale" e molti trovano i miei testi semplici ed è vero... Un albero non si giudica dalle sue ramificazioni, ma dai frutti che è capace di dare sotto la luce del Sole…"
  Cosa ti piace fare, oltre che scrivere e comporre i tuoi pezzi... ?
  "Il multimediale di sicuro, l’interattività. Sta nascendo un nuovo linguaggio che permetterà di accellerare il pensiero e stanno arrivando nuove forme creative che integrano la parola, il gesto, l’immagine in un solo « corpus interattivo ». E' come scoprire i nuovi carillon dei tempi moderni; ho una profonda stima per i programmatori di programmi per computer; li reputo a volte geniali." 
  Musica, Vita, Amore, Gioia, Dolore, Poesia. Dimmi per te il significato di queste parole.... 
  "Musica: arte invisibile che fa saltare le barriere e entra senza domandare permesso in ogni cuore.  
Vita: successione di momenti spesso monotoni, ma che messi insieme possono illuminarla.
Amore: la sola cosa di cui non dovremmo parlare e lasciarlo lavorare in pace dentro di noi... L'amore parlato conta poco, diventa fuoco solo se si applica, se si vive, se si onora con umiltà ogni gesto e lo si fa con amore.  Gioia: fuoco d’artificio che esplode quando il sentimento sposa la ragione ed hai l’impressione che sei tu a guidare il tuo destino.  
Dolore: il dolore è un passaggio obbligato, un tunnel che quando ci sei dentro sembra infinito; è un uccello che non ha più le ali eppure ci sono persone che nel dolore sanno dare il meglio di loro e far crescere il proprio animo...
Poesia : la poesia non esiste... quando pensi averla lei fugge. La poesia è una fiaba senza ne inizio ne fine, spesso la trovi alla frontiera dei mondi invisibili e raramente mostra il suo volto."

    Mario ... GRAZIE ... di tutto ....    @Lara Aversano



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